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Journées d'étude ADLF 2007
Publié par Grenouille le 27/6/2007 (3314 lus)
Journées d'étude ADLF 2007
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La Maladie de Crohn (MC)Journées d’études 2007 ADLF 

 

 1ère partie : Pourquoi une approche anthropologique de la MC ?

Une approche anthropologique de la maladie de Crohn
Virginie MASDOUA, Diététicienne, Doctorante en Anthropologie, Marseille

Une étude anthropologique a été réalisée pour mieux comprendre le comportement alimentaire des personnes atteintes de la MC.

Pour cela 2 groupes ont été faits :

30 personnes atteintes de la MC (groupe A) et 30 témoins sains (groupe B).

Les témoignages ont étés recueillis à domiciles, plaçant ainsi les individus dans leur environnement propre. 

Parmi le groupe A, on note un grand nombre de similitudes notamment une orientation automatique vers une alimentation pauvre en fibre et un goût prononcé pour le sucré.

Les légumes sont quasiment exclus de l’alimentation et parmi les fruits on ne retrouve quasiment que la banane. On remarque alors à travers les témoignages que ce choix orientatif provient d’une peur alimentaire.

Ainsi nous pourrions résumer de la façon suivante : pour une personne atteinte de la MC, la nourriture bonne à manger doit être bonne à penser. 

 

Le rapport à la nourriture pour les personnes atteintes de la MC est assez complexe. Une question revient souvent : Manger ou ne pas manger ?

En effet, il existe de nombreux dégoûts, les repas sont restreints, difficiles. Manger devient une angoisse : on a peur d’avoir mal au ventre voire d’aggraver les symptômes de la maladie. 

En remontant plusieurs années en arrière chez les personnes atteintes de la MC (maladie est diagnostiquée à l’âge adulte), on remarque que déjà enfant l’alimentation posait problème : il existait une préférence pour une alimentation pauvre en fibres car tout simplement « les légumes ça fait mal au ventre ! ».

Il va alors se mettre en place tout un héritage culturel ;

2 cas de figure :

  • La maman va s’adapter aux préférences de son enfant pour qu’il ne boude pas systématiquement son assiette.Elle cuisine en fonction du choix de l’enfant ; les légumes sont alors en grande partie délaissés.
  • Obligation de finir l’assiette même si l’enfant n’en veut pas, ce qui renforce son dégoût pour certains aliments.

 

Les conséquences seront les mêmes : dégoûts de certains aliments parce qu’ils n’ont jamais été intégrés à l’alimentation ou parce qu’ils ont été ingérés de force.

 Conclusion : Comparativement aux personnes dites saines on note un dégoût de certains aliments plus prononcé à l’enfance. Puis vient avec la pose du diagnostic une peur de manger.

 

 

Résumé, par Isa (Grenouille), Diététicienne

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